Un Siècle


Données climatiques station météo Lyon-Bron 1925 – 2025

1 Siècle en 3 graphiques.

Prochaine mise à jour : 2027


Un siècle de données météo compilé en trois graphiques
L’évolution de la température à la station météo de Lyon-Bron est suivie depuis le début des relevés quotidiens en 1922, bien que les données « qui semble » exploitables commencent réellement en 1925. Trois années manquent donc encore pour que la série soit complète. (?). Pour information, la création de la station remonte à 1896.

Pour réaliser cette synthèse, j’ai utilisé les moyennes annuelles publiées sur le site InfoClimat pour la période 1925-2004, puis les données de Météo-France pour la période 2005-2016, et à nouveau les données InfoClimat pour les années 2017 à 2025.

La température la plus basse depuis 1980 est représentée par un point bleu : on la retrouve en 1986, mais également en 1985 et 1980, avec une même moyenne annuelle de 10,9 °C. En rouge, la température moyenne annuelle la plus élevée : 14,57 °C en 2020.

Contexte, évolution, reflexion :

En regardant les photos de l’évolution de la station météo, on voit clairement que la situation ne s’améliore pas. En plus des constructions toujours plus nombreuses autour de l’aérodrome de Lyon-Bron, on constate que des voitures sont désormais garées à moins de 5 mètres des instruments de mesure. Du goudron, plusieurs routes, donc de l’asphalte très chaud qui absorbe l’énergie solaire et la restitue difficilement, le tout à moins de 10 mètres des capteurs. Des bâtiments se trouvent à moins de 20 mètres. Et le pompon revient à celui de Météo-France : un bâtiment à façade très claire et brillante, qui réfléchit directement la lumière sur les instruments. J’ai moi-même été aveuglé par cette réflexion ! C’est du grand n’importe quoi. La prochaine étape ? Installer des hauts fourneaux juste à côté du thermomètre !

Il y a un autre facteur qui pourrait avoir favorisé des relevés allant dans le sens du réchauffement, en plus des GES : l’automatisation de la station en 1994 par une sonde PT100. Sur cette station en particulier, les années 1990 correspondent à la grande transition vers les stations automatiques et les capteurs électroniques dans de nombreux réseaux météo. Cela constitue également, selon certains observateurs, un élément alimentant les interrogations sur la comparabilité des mesures au fil du temps.

Le réchauffement climatique est donc, selon moi, un phénomène multifactoriel et a servi d’épouvantail afin de ne pas parler de l’essentiel : l’effondrement du vivant, la dégradation des écosystèmes et le recul de la biodiversité. La France ne compte que quatre réserves naturelles intégrales. La hausse des températures est donc bien réelle, mais les contributions respectives des différents facteurs suivants mériteraient d’être davantage affinées : activité solaire, îlots de chaleur urbains (ICU), gaz à effet de serre (CFC de tous types, CO₂, méthane, etc.).

La station météo est plus que compromise depuis son installation à cet emplacement. Autre constatation : si vous placez un thermomètre à mercure côte à côte avec une sonde PT100, vous remarquerez que la valeur indiquée est souvent plus élevée sur la sonde.


Quelques repères:

La moyenne du 20ème siècle sur Lyon de 1925 à 2000 est de 11,55°C

La moyenne pour la période climatique sur Lyon de 1981 à 2010 est de 12,38°C

La moyenne pour la période climatique sur Lyon de 1991 à 2020 est de 13,05°C


Photo ci dessous prise en 2021.

A Century of Weather Data Compiled in Three Charts

The temperature evolution at the Lyon-Bron weather station has been tracked since daily records began in 1922, although the data that seem usable actually start in 1925. I am still missing three years to complete the full series. For context, the station itself was established in 1896.

To create this summary, I used annual averages published on the InfoClimat website for the period 1925–2004, then data from Météo-France for 2005–2016, and again InfoClimat for the years 2017–2025.

The lowest average temperature since 1980 is marked with a blue dot: it occurred in 1986, but also in 1985 and 1980, with the same annual average of 10.9 °C. The highest annual average temperature is shown in red: 14.57 °C in 2020.

Some reference points:

The 20th-century average temperature in Lyon (1925–2000): 11.55 °C

Climate normal for Lyon (1991–2020): 13.05 °C

Climate normal for Lyon (1981–2010): 12.38 °C


Scepticismes climatique 2015.1

Mes commentaires bref, par rapport à l’article de Science & Vie d’août 2015 sur le scepticisme climatique et ses arguments. J’analyse ici, la démonstration n°1 de l’article qui en comprends 8 sur les relevés de températures à l’échelle du globe. C’est un article totalement à charge essayant de démonter les preuves des climato-sceptiques. Yves Sciama (dont j’ai lu certains ouvrages) prends pour premier exemple les distorsions qui pourrait affecté les Ilots de chaleurs urbains, ils écrit  » Cet effet est lié au fait que les stations météo, initialement construites en périphéries des villes, ont très souvent été avalées par l’urbanisation: puisque les surfaces absorbantes des villes rendent les températures plus élevées, il ajoute, cet effet est pris en compte tant bien que mal, dans les calcul des agences », et c’est tout; aucun autre commentaire de sa part, pour balayer d’un revers de la main ce qui est essentiel. Je n’ai jamais vu, dans aucun rapport ou étude la part en degré ou le pourcentage des effets des ilots dans les modèles climatiques, ni aucune prise en compte par le GIEC. De plus quelle serait cette fameuse valeur prise en compte? 0,05 °C comme pour les variations du soleil, ce serait une blague. Comme je l’ai souligné dans des articles plus anciens, la part des ilots sur le réchauffement peut énormément varié de quelques dixième de degré jusqu’à parfois plus de 10°C comme on l’a si souvent constaté, entre le centre ville et sa campagne environnante ou proche banlieue moins urbanisé. Quand on sait que le réchauffement global de la terre chiffré du GIEC au 20 ème  siècle est de 0,5°C, on pourrait presque être amené a pensé que la température sans l’effet des ilots à sans doute baissé sur notre globe lors du siècle dernier et non pas augmenté. De toute façon l’exposé de l’auteur dans cet article est bien trop rapide, il n’y a pas de volonté de sa part de s’interroger plus en profondeur. Petit rappel, le dioxyde de carbone grand accusé du réchauffement climatique compose 95,32 % de l’atmosphère martienne, température moyenne sur Mars -63°C, le pourcentage du dioxyde de carbone dans l’atmosphère terrestre 0,04% (400ppm partie par million, terme employé par le GIEC, cela fait plus peur), la température moyenne de la terre, et la je prends la plus chaude jamais enregistré par les partisans du réchauffement 14,8°C (source:  NOAA juin 2015). L’effet de serre, c’est la vapeur d’eau, sans elle, il ferait -15C° sur la surface de notre planète et on ne serait pas là pour en parler. « Le CO2 plus il y en a dans l’atmosphère et plus la végétation pousse, ce qui retire du CO2, au contraire plus il y a d’évaporation, plus l’effet de serre se renforce. » C’est un peu la conclusion des 10 pages de l’article, moi je trouve cela juste contradictoire ,avec les affirmations accusant le CO2 du réchauffement climatique.

Article complet a retrouvé sur Science&Vie Août 2015 actuellement en kiosque, ou en version numérique sur Android et Ipad. Et oui, j’ai pris un morceau de l’article sans autorisation pour le commenter, donc je fais un peu de pub.

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